Nous faisons fonctionner la Bubblecam depuis plus de vingt ans, et sa technologie a connu de nombreuses évolutions.
29 janvier 2001
Naissance de la Bubblecam…
La Bubblecam est une idée d’Andie, qui a toujours aimé les bulles. À Halloween 2000, elle a acheté une machine à grand débit pour accueillir les enfants. Utilisée sans interruption, elle vidait son liquide en moins de trente minutes. Mike a bricolé une télécommande depuis le porche, au grand plaisir des enfants. Andie a alors regretté que personne ne puisse l’allumer depuis Internet : cette remarque a lancé Mike dans le projet.
En 2001, un logiciel de diffusion fonctionnait sur un PC Windows 98 avec un serveur web Windows. Une caméra filaire rejoignait l’ordinateur par un adaptateur vidéo-USB. Le bouton web déclenchait un programme Windows écrit par Mike, qui commandait une interface Smarthome Powerlink utilisant l’ancienne technologie X-10. Contrairement aux prises Wi-Fi modernes, elle transmettait les signaux par les lignes électriques de la maison et manquait beaucoup de fiabilité.
Pendant les premiers mois, la Bubblecam se trouvait sur une table de la terrasse. Nous l’avons ensuite installée dans une petite cabane construite sur mesure afin de pouvoir de nouveau dîner dehors sans être bombardés de bulles.

La cabane abritait la caméra, les machines, une bonne réserve de liquide, un onduleur et une protection contre la foudre pour le câble Ethernet. À l’approche d’un ouragan, nous pouvions la vider et la coucher face contre terre (photo).
Le liquide provenait d’un réservoir de 26 litres muni d’un robinet, vestige de notre période de brassage amateur. Nous pouvions préparer deux ou trois semaines de mélange. Trois volumes de liquide pour un volume d’eau évitaient qu’il ne s’épaississe par évaporation pendant les chaudes journées d’été.
Nous avons rapidement adopté une caméra Ethernet D-Link DCS-1000, dotée de son propre serveur web. Reliées directement au réseau avec une protection contre la foudre aux deux extrémités, ces caméras duraient environ trois ans. Elles nous ont bien servis jusqu’à l’arrêt de leur fabrication.
2006
Après les ouragans Frances et Jeanne en 2005, nous avons remplacé la cabane par un enclos plus résistant au vent. Ses volets protégeaient la caméra et les fournitures et facilitaient la préparation aux ouragans.
Nous ne retrouvons malheureusement aucune photo de l’enclos. En 2011, des abeilles s’y sont installées ; voici Mike en train de les retirer après avoir acheté une combinaison d’apiculteur (qu’est-ce qui pouvait bien mal tourner ?).
2016
Un ouragan ayant renversé la moitié de notre clôture en 2015, nous en avons construit une nouvelle et remplacé l’enclos par une solution beaucoup plus simple : toute l’installation sur un banc en béton sous un auvent. Nous pouvions voir les bulles depuis la salle à manger et ranger facilement le matériel avant un ouragan.
Faute de caméra Internet convenable, nous sommes revenus à une caméra de surveillance et au logiciel Netcam Studio sur un PC Windows pour diffuser la vidéo.
2019–2020
Nous avons abandonné les anciens contrôleurs X-10 et Insteon, devenus obsolètes et peu fiables, au profit d’une puce Arduino ESP8266 avec Wi-Fi intégré.

Arduino est un microcontrôleur peu coûteux qui permet d’interagir avec le monde réel, par exemple mesurer l’humidité du sol et commander un arrosage. De nombreux passionnés partagent leur code libre ; Mike s’en est inspiré pour créer le contrôleur de la Bubblecam.

Écrit en C++, son code comprend un petit serveur web capable de proposer des adresses comme http://bubblecontroller/ON.html et OFF.html. Mike a réécrit le programme Windows pour dialoguer avec ce serveur Arduino.

Fin 2021 / début 2022
La plupart de nos visiteurs utilisant un iPhone ou un appareil Android, nous avons adapté le site aux mobiles. Le serveur Windows a cédé la place à Linux, Apache, MySQL, PHP et WordPress.
Le programme Windows de commande a été remplacé par une extension WordPress écrite par Mike. Son code PHP communique par HTTP avec l’Arduino, dont le logiciel accepte maintenant un paramètre indiquant la durée d’activation.
Le PHP, le JavaScript et Ajax offrent une meilleure expérience sans fenêtre surgissante. Mike a ensuite trouvé une solution Linux pour la vidéo, libérant complètement le projet de Windows.
L’ensemble peut ainsi se résumer à une machine à bulles, une caméra IP de surveillance avec vision nocturne, un Arduino pour commander la machine et un Raspberry Pi capable d’héberger tout le site.

Et maintenant ?
Nous avions une trentaine d’années au lancement et en avons maintenant plus de cinquante. Sans abandonner, nous voulons faire de ce projet notre cadeau au monde en publiant sa technologie en logiciel libre afin que d’autres puissent construire leur propre Bubblecam ou appareil interactif sur le Web.
Nous possédons maintenant bubblecam.org, où nous souhaitons publier un guide complet et peut-être proposer des kits dont les bénéfices iraient à une association. Le site est encore en attente et le projet avancera selon le temps laissé par nos emplois. Pour contribuer ou collaborer, utilisez notre formulaire de contact.
Voilà l’histoire jusqu’à présent. Nous mettrons cette page à jour lors du prochain chapitre. D’ici là, revenez faire des bulles aussi souvent que vous le souhaitez : nous garderons une bonne réserve de liquide.